Mais il fait ce qu’il veut cet enfant OU solution de résolution gagnant-gagnant ?


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Lundi soir et mardi soir, nous avons couché notre Petit Chaton, comme à l’accoutumée, vers 19h30-19h45 suite à la prise de son repas. Et, là, le Monsieur se met à pleurer quelques minutes après. On laisse passer l’orage 5 minutes en se disant qu’il va bien finir par se calmer seulement ça dure et les pleurs s’amplifient … Il ne finira jamais par s’endormir s’il est dans un tel état de nerfs. Je vais dans la chambre, je le prends dans les bras et je lui dis qu’il est temps de dormir, que Papa et Maman sont dans le salon et qu’ils regardent un peu la télé avant d’aller eux, aussi, au lit pour se reposer. Mais, rien y fait, le Petit Chaton me montre du doigt le salon éclairé pour bien me faire comprendre qu’il est hors de question pour lui de rester dans sa chambre. Je persiste et le câline, je le recouche. Seulement, ça ne fonctionne pas ! Quelques minutes après, il recommence son cirque ! Et, là, mon chéri y va et le ramène avec nous. Petit Chaton passe du temps en notre présence, se calme et, au bout d’une bonne trentaine de minutes, il est prêt à rejoindre son lit et les bras de Morphée.

Là, la maman pleine de principes se dit qu’elle échoue car elle ne devrait pas accepter que Petit Chaton revienne au salon ; ce n’est pas à lui de décider si oui ou non il peut sortir de la chambre. Et, si on retourne le chercher, ne va-t-il pas prendre l’habitude justement de pleurer trèèès fort pour arriver à ses fins ? N’est-ce pas notre rôle de parent de lui faire comprendre qu’un « non » est définitif et qu’il ne peut pas faire tout ce qu’il veut comme il veut ce Petit Chaton ? Mais, d’un autre côté, est-ce respecter son enfant que de le laisser pleurer de longues minutes sous prétexte qu’on ne veut pas céder tout en étant conscient qu’il ne pourra pas s’endormir calmement ? Le laisser s’égosiller ainsi accentue son mal-être du moment mais aussi le nôtre en tant que parents donc est-ce la solution ? Bref, ça cogite, ça cogite … Hé oui, c’est ça d’être Maman !!! Faire les bons choix au bon moment sans culpabiliser !!!

Dans le même ordre d’idées, hier, à la maison, ça ressemblait à du grand n’importe quoi.

On donne à manger à mon fils de 16 mois et il refuse (même la compote que je lui propose quand je comprends qu’il ne veut pas de son plat). Il se met en colère et balance sa cuillère en propulsant de la nourriture sur le mur qui jouxte la table. Je lui demande de nettoyer, il obtempère. Je le descends de table dégoûtée de le voir ne rien manger et lui dis « tant pis pour toi, tu mangeras mieux demain ».

A la fin de notre repas, il tend les bras à son père et demande à avoir du yaourt qu’il mange. Mon chéri partage.

Au moment de débarrasser, mon fils veut son biberon d’eau, je lui donne et il le termine allongé sur moi devant la télé. On lui propose ensuite du lait, il enfile alors son biberon.

Puis, pour essayer d’éviter les pleurs qui m’obligent à le relever après les couchers, on décide de le coucher plus tard afin qu’il profite plus de nous et, au final, au moment du coucher, il n’a pas pleuré.

Alors, oui, on a l’impression qu’il a fait ce qu’il voulait de ses parents ce Petit Chaton qui mène son monde à la baguette. Mais, au final, nous, parents, nous avons obtenu ce que nous voulions : il a nettoyé le mur sali, il a le ventre plein (merci le bib’ de lait) et il s’est couché sans pleurer.

Résolution de conflit gagnant-gagnant  ?

En tant que parents, nous avons négocié et avons évité les cris, les pleurs, les démonstrations assez impressionnantes de colère de Petit Chaton (hé  oui, il exprime à sa façon son désaccord) tout en restant calmes. En effet, nous avons signifié à Petit Chaton notre désaccord au moment de la crise en tentant de la désamorcer sereinement : on a éloigné le petitout du conflit en le sortant de sa chaise haute afin qu’il se calme et respire un bon coup. Nous avons reconnu et nommé les émotions vécues par le loulou. Quand il était disposé à revenir à nous, on l’a accueilli et on a entendu qu’il était prêt à faire des efforts. Nous avons mis en place des solutions différentes pour appliquer la meilleure, la solution mutuellement acceptable et nous l’avons appliquée. A mon humble avis, les résultats sont positifs au vu de l’orage traversé.

Cela me fait penser à ce que j’ai lu du docteur Thomas Gordon qui valorise la Communication Non-Violente (CNV). Il valorise une méthode qui repose sur un postulat simple : celui de la « satisfaction mutuelle des besoins ».

J’aimerais bien votre avis sur la question donc n’hésitez pas à laisser un commentaire, ils seront vraiment bienvenus !

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5 réflexions sur “Mais il fait ce qu’il veut cet enfant OU solution de résolution gagnant-gagnant ?

  1. Je suis pour aussi le gagnant-gagnant. Parfois, un petit rien peut éviter une grosse crise et permettre de passer un bon moment plutôt que de passer par colère, punition,énervement, cris, pleurs etc….Chacun peut être fier en tant que parent de savoir être à l’écoute tout en sachant savoir mettre les bonnes limites, c’est dur d’être parents!
    Je lis actuellement « Enfants épanouis, parents épanouis, cultivez le bonheur en famille » de Faber et Mazlich et ça reprend tout à fait cette idée.
    Parfois, on a l’impression qu’on « cède » parce qu’on a encore dans notre tête, le schéma « commun » de parent « dominant » et enfant « dominé », ça n’est pas évident de s’en défaire…

    1. Je lis aussi Faber et Mazlish actuellement, ça éclaire beaucoup. Comme tu le dis si bien, sur le coup, on a l’impression de « céder » et de se faire mener par le bout du nez par un petit bonhomme de moins de 2 ans. Seulement, a posteriori, en analysant la situation, je pense au contraire avoir réussi à passer outre une bonne crise en agissant comme je l’ai fait. En effet, la solution ne correspondait pas à mon image du repas que je voulais avoir avec mon fils mais, au final, il a eu le ventre plein au moment de passer au lit. J’ai eu le sentiment d’écouter, d’entendre qu’il n’était pas disposé ce soir-là à manger à table son plat mais, au contraire, qu’il préférait prendre un biberon vautré sur sa mère. Ceci étant, ce n’est pas chose facile de se départir de ce que l’on connaît au niveau éducation, cette relation « dominant / dominé » sans concession aucune.

  2. Bonjour Déborah! J’ai trouvé ton article vraiment enrichissant !
    (Je vois que nous sommes effectivement sur la même longueur d’onde au sujet de la parentalité bienveillante, comme le dit Audrey de bébé.net!) Je te comprend complètement lorsque tu parles de la « satisfaction mutuelle des besoins » proposée par Gordon et de l’impression que cela donne de mal gérer la situation… Je suis moi-même en période de doute par rapport à ça!
    Au plaisir de te lire à nouveau… 😉

    Sylvie de L’Art d’être Maman
    http://www.lartdetremaman.fr

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