Le réservoir affectif


Je voulais vous parler aujourd’hui du réservoir affectif pour la simple et bonne raison que je viens de faire l’expérience de son existence. En fin de semaine dernière, j’avais un moral au plus bas pour différentes raisons et, vendredi, j’ai gardé mon fils auprès de moi (d’habitude, il va chez nounou car je ne suis pas forcément apte à m’en occuper vu mes douleurs). Et, comme de par hasard le hasard, j’ai le moral qui est remonté en flèche.

Le réservoir affectif, c’est notre coeur qui se remplit de toutes les marques et gestes affectueux pour se  sentir aimé. En fait, j’avais besoin de me retrouver auprès des miens pour avancer à nouveau sans ce petit nuage au-dessus de ma tête.

Au contraire de l’adulte que je suis qui déprime un peu quand son réservoir affectif est vide, l’enfant devient colérique. C’est sa façon à lui d’exprimer son manque d’affection.

En effet, remplir le réservoir affectif de son enfant consiste à  :

– passer du temps de qualité avec son enfant en étant 100% disponible : quand mon fils arrive de chez nounou, je coupe le PC et je passe un moment privilégié avec lui, je me pose et je joue.

J’ai remarqué que mon Petit Chaton avait du mal à trouver le sommeil (il fait la java) quand il n’a pas assez profité de nous. Il arrive qu’on soit un peu overbooké par divers rendez-vous et, hop, on zappe le moment « 100% avec Petit Chaton ». Il nous le fait bien payer par la suite.

avoir des contacts physiques : câliner, porter, embrasser son enfant. Le contact physique libère l’ocytocine, hormone du bonheur donc ne vous en privez pas !

Là aussi … j’ai remarqué que lorsque je m’interdisais de porter mon Petit Chaton pour soulager mes douleurs de dos, il prend ses distances vis à vis de moi et a tendance à être un peu plus « difficile » à vivre.

l’écouter, le comprendre (j’ai déjà publié des articles à ce sujet : il est important d’accueillir les émotions de l’enfant).

Inutile de dire « ce n’est pas grave » à un enfant qui pleure … il exprime quelque chose et il est important, à ce moment-là, d’entendre !

répondre aux besoins de l’enfant sinon, oui, il va péter un câble (je vous rappelle là aussi que j’ai déjà publié des articles à ce sujet … malheureusement, je commence juste à cheminer vers l’éducation bienveillante et je commets des impairs rectifiés, par chance, avec des solutions gagnant-gagnant).

Rappelez-vous, en effet, que je n’ai pas su entendre mon Petit Chaton qui disait avoir sommeil et à qui j’ai proposé le repas sans tenir compte de sa fatigue.

Le réservoir affectif d’un enfant est petit. Il se décharge rapidement. Alors, on découvre un enfant qui demande de l’attention et qui l’exprime de diverses façons assez contradictoires : hurlements, coups de pied …

Pour qu’un enfant soit heureux, se développe et s’épanouisse pleinement, il a besoin de se sentir aimé de façon inconditionnelle et sans réserve !

Remarque : comme je le disais en guise d’introduction, nous, aussi, adultes, nous avons un réservoir affectif et nous devons bien prendre garde à ce qu’il soit toujours bien rempli. En effet, la vie de tous les jours avec son lot de stress, de fatigue, de soucis … fait que nous devenons assez facilement inaptes à la bienveillance qui nous permettra de respecter nos enfants tout en nous respectant nous-mêmes. Il faut savoir penser à soi, c’est important. Quand notre réservoir est rempli, nous pouvons alors remplir celui de nos enfants. C’est une condition sine qua non.

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3 réflexions sur “Le réservoir affectif

  1. Tout à fait! Et ça n’est pas toujours évident de remplir son propre réservoir effectif…du coup, comme tu le dis, c’est souvent ce qui fait ‘déraper’ de la bienveillance. Quand on en a conscience, c’est déjà un pas 😉

  2. Bonjour ! Merci pour cet article clair ; la notion de ‘réservoir affectif’ est très développé dans les livres de Catherine Dumonteil – Kremer et c’est vrai que remplis, chez les uns et les autres (adulte et enfant), hé bien, ça va plutôt bien ! Juste une chose qui me gêne, c’est que tu nommes ton fils, mon petit chaton ; est ce en raison de la rédaction de l’article ou l’appelles tu comme ça ? Je sais que c’est affectueux mais, considérer la personne commence par le fait de l’appeler par son prénom, pour moi. Ne te formalise pas. Je souhaitais t’en faire part ;-).

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