Parler des émotions


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En me promenant sur Internet, je suis tombée sur le site Toupie magazine et, plus particulièrement,  sur un dossier que j’ai trouvé très intéressant consacré à l’expression des émotions chez les enfants. Je trouve qu’il est déjà très difficile pour, nous, adultes, de mettre des mots sur ce que nous ressentons donc j’imagine aisément à quel point ça doit être compliqué pour les tout-petits. Il me semble donc important d’aider mon fils à exprimer son émotion au moment où il la vit en vue de développer son intelligence émotionnelle (ce qui se passe à l’intérieur de nous) et relationnelle (ce qui se passe entre les personnes).

Déjà l’an passé, à l’école, tout un travail avait été mené à ce sujet : la maîtresse avait expliqué qu’il existait plusieurs types d’émotion (la joie, la peur, la colère, la tristesse). Les enfants avaient analysé l’expression faciale de l’émotion. Mon fils adore encore, aujourd’hui, mimer la tristesse, la joie ou encore la peur. Ce travail avait été valorisé au travers de la réalisation d’activités artistiques, le fruit d’une exposition.

J’ai trouvé cet apprentissage très intéressant, très enrichissant et j’essaie de continuer sur cette voie en aidant mon fils à découvrir ses émotions, à les communiquer s’il le souhaite. Pour cela, il me faut aussi apprendre à verbaliser mes propres émotions et c’est un cheminement car, clairement, ce n’est pas si aisé que ça quand on n’y est pas accoutumé. En effet, j’apprends maintenant (merci la fibromyalgie) que « réprimer l’émotion » était synonyme à « gérer l’émotion ». De fait, j’accompagne mon fils sur un autre chemin.

Qu’est-ce que l’émotion ?

L’émotion est une réaction physiologique, réaction instinctive du corps. Elle nous sert de système d’alerte et de défense contre certains détonateurs : besoin de sécurité, besoin de stimulation, besoin d’affection, besoin d’estime, besoin d’autonomie, besoin de sens, besoin de reconnaissance, besoin de cohérence.

  • La peur sert à alerter contre une menace
  • La tristesse permet de se diriger vers l’acceptation de ce qui ne peut pas changer
  • La joie sert à partager avec les autres
  • La colère permet de mobiliser l’énergie pour faire changer les choses

Une émotion se déroule en 3 temps :

  1. Charge
  2. Tension
  3. Décharge

Il n’y a pas de bonnes ou de mauvaises émotions. Elles sont toutes nécessaires à l’enfant pour manifester ses besoins vitaux.

Je gère les émotions de mon enfant, Marie-Claire Penat, Solar Editions

Ressources

  • Isabelle Filliozat, psychothérapeute et spécialiste de la parentalité positive, et Virginie Limousin, thérapeute pour enfants et famille mais aussi psychopraticienne coach parental) ont conçu un cahier avec plus de 100 pages d’activités qui permettent aux enfants d’apprivoiser leurs émotions. Je pense que ça peut être un outil très riche. Je pense bien mettre cet ouvrage sur ma wish list !!!

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  • Je trouve aussi le film Vice Versa très sympa dans ce contexte ; je le conseille vraiment.

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  • Cartes d’émotion, outil de communoutils : ICI
  • Une roue des émotions : ICI
  • Fabriquer Monsieur Emotions : ICI

 

Quoi faire dans la pratique ?

Souvent j’essaie de mettre des mots sur les émotions que mon fils peut ressentir : « Je vois que tu es en colère » et lui laisse la place de s’exprimer en accueillant ce qu’il a à me dire, j’opte alors pour une écoute empathique. Si besoin, je l’encourage à pleurer tout en le serrant très fort contre moi avec tendresse et Amour. Parfois, il se débat pour commencer mais, très vite, il accepte ce câlin. C’est important de libérer un peu les choses.Donc, si je résume : j’instaure un encouragement verbal, un contact visuel, un contact physique et une écoute sans limite pour aider mon fils à exprimer au mieux l’émotion qu’il ressent dans l’ici et maintenant. 

Ce n’est pas chose facile. Je n’aime pas voir mon fils souffrir et la première de mes réactions pourrait être « oh, sèche tes larmes, ça va passer mon chéri » (mon chéri, justement, a beaucoup de mal à voir son enfant pleurer … peut être se sent-il atteint dans son rôle de père protecteur ?).

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Des choses que l’on peut dire à l’enfant pour accompagner ses émotions :

  • « Comment te sens-tu aujourd’hui ? »
  • « Qu’est-ce qui t’a rendu heureux aujourd’hui ? »
  • « Je vois que tu as mal, tu as le droit de pleurer »
  • « Je vois que tu es en colère parce que tu n’arrives pas à faire ce que tu veux. Respire un bon coup et recommence, tu vas réussir et, si tu veux, je t’aide »
  • « Tu as le droit de ne pas vouloir te coucher maintenant et préférer continuer à jouer, je peux le comprendre » à dire à l’enfant tout en le couchant . L’enfant n’a pas toujours besoin que ses envies soient satisfaites mais il est important que son émotion soit entendue et reconnue.

On peut aussi accompagner l’émotion par le rire en instaurant des jeux sympboliques ou des jeux qui provoquent le rire justement.

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