J’ai testé pour vous : Calme et attentif comme une grenouille d’Eline Snel


La méditation pour les enfants, de 5 à 12 ans, avec leurs parents.

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« La pleine conscience est cette aptitude de notre esprit à se tourner vers ce qui est là, ici et maintenant, à se rendre pleinement présent à chaque instant que nous vivons »

Christophe André, médecin psychiatre, auteur de la préface de l’ouvrage.

Du fait de ma pathologie, j’ai pris du temps pour moi et j’ai découvert la méditation. Aussi, je pense qu’il est intéressant de la proposer à mon bonhomme car ça me semble être un outil indispensable. En conséquence, je n’ai pas résisté à l’envie de lire, avec empressement, l’ouvrage Calme et attentif comme une grenouille (éditions Les Arènes) qui propose justement de faire découvrir la pleine conscience à l’enfant. L’idée est d’exercer l’enfant à « être attentif et consciemment présent », à s’arrêter. Cela participe clairement à l’intelligence émotionnelle qui me semble si importante à développer chez mon loulou.

Calme et attentif comme un grenouille s’articule autour d’un ouvrage qui présente des exercices et d’un CD de méditations (avec la jolie voix de Sara Giraudeau, fille de Bernard Giraudeau). L’idée est d’apprendre à se détendre à être attentif au moment présent, à surfer en quelque sorte.

« Vous ne pouvez pas contrôler la mer. Vous ne pouvez pas empêcher qu’il y ait des vagues, mais vous pouvez apprendre à surfer, à surfer sans voiles. »

Voilà l’idée … J’aimerais que mon fils devienne un surfeur 🙂

Eline Snel est une thérapeute qui a mis au point une méthode de méditation adaptée aux enfants. Elle a créé au Pays-Bas l’Académie pour l’enseignement de la pleine conscience.

En introduction, l’auteure nous démontre que la pleine conscience est un moyen de se détacher du flux incessant des pensées en arrêtant d’y prêter attention ou en y attachant moins d’importance. Elle propose un exercice qui permet de quitter la tête et ses ruminations pour faire descendre son attention jusqu’au ventre, là où l’on trouve le calme.

Eline Snel rend compte aussi de la difficulté d’être parent. Elle met en valeur trois qualités pour mener ce rôle au mieux :

  • L’acceptation  : les choses sont ce qu’elles sont, il est important de prendre conscience de ce qu’il se passe au moment présent
  • La présence : être ouvert, bienveillant et sans jugement immédiat, pour être en contact avec l’enfant
  • La compréhension pour être authentique dans les moments où l’on manque de présence et de patience

En tant que parent, on peut suivre les exercices avec son enfant.

L’important est de faire les exercices régulièrement : « C’est en forgeant qu’on devient forgeron » dit-on. L’auteure préconise de présenter ces derniers de façon légère (de manière ludique et avec humour), de les répéter (chaque tentative sera l’occasion d’une nouvelle expérience car chaque moment est différent), d’être patient, de valoriser l’enfant et, aussi, de lui demander d’expliciter son vécu.

Pour commencer ce magnifique voyage dans la méditation, il est bienvenu de se rendre compte que la respiration  permet, indéniablement, d’être plus conscient de son monde intérieur et du moment présent. Eline Snel propose l’exercice de la grenouille pour améliorer la concentration, réagir de façon moins impulsive et exercer une influence sur son monde intérieur.

Les 5 sens jouent également un rôle important dans l’apprentissage de l’attention. Notre esprit produit des idées à partir de nos sensations : de ce qu’on l’on voit, de ce que l’on entend, de ce que l’on touche … L’idée est d’apprendre à percevoir de façon « ouverte » sans jugement immédiat. Il s’agit de s’exercer à une observation attentive.

Ecouter son corps est aussi une manière de vivre la pleine conscience. Le corps réagit aux émotions (la tension, l’angoisse, la peur, la joie …) et renseigne sur l’expérience du moment présent. Prêter attention aux signaux du corps est important : on peut sentir la fatigue, l’énergie, le stress … Et, ensuite, on peut choisir ce que l’on fait de ce que l’on ressent.Cette attention permet aussi d’apprivoiser ses propres limites. Eline Snel donne un exercice, le « spaghetti », qui permet de détendre son corps, de distinguer le repos et l’agitation.

On peut également s’interroger sur sa météo personnelle, quel temps fait-il à l’intérieur de nous ? Cet exercice permet de reconnaître ses sentiments et à moins s’identifier à eux. « Je ne suis pas une averse, mais je constate qu’il pleut ». Rien ne reste parfaitement immobile. Les émotions sont des réactions à ce que l’on vit, ce que l’on pense, ce que l’on réalise. Apprendre à son enfant à reconnaître ses émotions, à les sentir et à les supporter est important. « Les émotions et les sentiments ne doivent pas être réprimés, transformés ni tout de suite exprimés ». Il importe de pouvoir les éprouver, d’y prêter attention. Un enfant peut s’apaiser quand il comprend que l’on peut accueillir une émotion. Il apprend à gérer sa météo personnelle.

Les sentiments et les pensées vont souvent de pair. Concernant les ruminations, il faut savoir que l’on ne peut pas arrêter l’apparition des idées mais on peut apprendre à ne plus écouter le flot de celles-ci. L’enfant peut alors diriger son attention dans le ventre où se trouvent la paix et le repos, là où il n’y pas d’idées. On peut construire avec l’enfant une boîte à ruminations dans laquelle on dispose les pensées et préoccupations qui minent celui-ci avant d’aller au lit et sur lesquelles on ferme le couvercle. Alors, l’enfant peut voir la boîte contenant ses pensées, celles qui ne se trouvent plus dans sa tête.

Eline Snel démontre aussi que les exercices de gentillesse aident l’enfant à prendre mesure du sentiment d’amour.

Et, pour finir, il est question de patience, confiance et lâcher prise. Nous nous heurtons à des situations auxquelles nous ne pouvons rien changer mais nous avons la possibilité de changer notre attitude à l’égard de celles-ci. On peut mettre en route notre « cinéma intérieur » en usant de façon consciente de la visualisation mentale ; les images peuvent nous aider même quand il est question de désirs irréalisables dans la mesure où le changement se produit inéluctablement.

Nous n’avons pas commencé à nous exercer mon fils et moi ; j’ai tenu à lire l’ouvrage avant. Je ne suis pas déçue. Ce livre m’a beaucoup apporté personnellement surtout au sujet de la reconnaissance des signaux du corps (merci la fibromyalgie !) et des émotions (merci aussi la fibromyalgie !). Le fait est que je m’aperçoit à quel point il aurait été utile pour moi, petite fille, de découvrir et d’apprivoiser la méditation, la pleine conscience. Je crois bien que ce parcours sera utile à la fois à mon fils et à moi. Je compte bien l’accompagner dans cet apprentissage. 

En outre, j’approuve la dimension d’éducation positive véhiculée par le livre.

Il est à savoir que des enseignants, même en maternelle, utilisent cette méthode de méditation à l’école pour calmer les enfants agités.

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