J’ai testé pour vous : le défi des 100 jours, alimentation consciente (1er bilan)


Je suis ravie de vous annoncer que je viens de vivre 25 jours du défi vers une alimentation consciente proposé par Lilou Macé et son père, Jim Macé, chef cuisinier. L’objectif est de réinventer sa façon de manger en 100 jours au cours desquels se profilent des défis « feel good » autour de l’alimentation.

J’ai mené une profonde réflexion sur ma relation à l’alimentation et je vous livre ci-dessous un peu ce joli parcours d’introspection :

-> Concernant mon identité alimentaire

Analyser son comportement alimentaire n’est pas chose facile. C’est vrai qu’il est rare que je me questionne sur le sujet.
Voilà donc mes premières constatations :
Comment je mange ?
– Je mange vite, trop vite
– Je mange des légumes, très peu de viande
– Il est rare que je ne termine pas mon assiette
– J’aime finir le repas avec du sucré
– Quand j’ai des compulsions alimentaires, j’aime à prendre une douceur après le repas (après le dessert) … je prolonge le plaisir
– Je suis un bec sucré
– J’aime avoir de jolies assiettes pleines de couleurs
– Je préfère le « fait maison »
– Je ne grignote pas, ou très peu.
– Généralement, je mange le matin / le midi et le soir (et, assez souvent, à 4h)
– Si j’avais les moyens financiers, j’aimerais manger bio
– J’ai tendance à tendre vers une alimentation plus respectueuse de mon corps et de la Nature

-> Concernant mon égo alimentaire 

J’ai mis du temps pour comprendre le défi d’hier concernant l’égo …  j’ai eu besoin de mûrir ma réflexion. Clairement, je ne me sentais pas concernée par ce défi. Je ne comprenais pas ce qu’on pouvait bien attendre moi car, à mes yeux, je suis humble au contraire. Je croyais même manquer d’égo dans la mesure où j’ai une très petite estime de moi-même. Et, après avoir pris le temps de mûrir un peu la chose, j’en arrive à une toute autre conclusion aujourd’hui.
Je crois avoir trouvé !
Je pense que j’ai un égo démesuré malgré ce que je croyais.
En effet, avant d’être malade (la fibromyalgie), j’étais une vraie pile électrique : une hyperactive, je m’évertuais à assurer sur tous les fronts en me mettant la pression toujours et encore, hyper exigeante vis à vis de moi-même. J’imagine que c’est lié au fait que je vise la perfection (un leurre !) pour me plaire et pour, enfin, que mes parents me regardent avec satisfaction en étant fiers de moi, de ce que je suis vraiment. Je ne m’aime pas et, peut-être bien que j’imaginais naïvement que la réussite des objectifs que je ne cessais de poursuivre serait un moyen d’apprendre à m’apprécier, victoires après victoires.
De fait, il m’était impossible de me poser et de me reposer. Je fuyais, autant que possible, ces moments de solitude où je me retrouvais face à moi-même (comment apprécier ces instants en compagnie de soi quand on ne s’aime pas ?). L’agir prenait toute son importance au détriment de l’être. Je me perdais littéralement dans ces excès d’activisme.
Puis, mon corps a sonné l’alerte. Je suis malade maintenant et je me confronte à un corps douloureux qui se refuse complètement de continuer sur cette lancée : l’important, aujourd’hui, est de renouer avec ce corps si malmené, si peu écouté, si peu respecté … je dois apprendre de lui, comprendre ses signaux et stopper si nécessaire. Depuis novembre 2016, je suis en arrêt de travail car il m’est impossible de continuer mon métier à cause des douleurs et de la fatigue. Je suis astreinte à faire avec ma solitude, avec un rythme de vie bien freiné qui présuppose que je dois apprendre à trouver le juste équilibre entre : alterner les phases d’activités (même minimes) avec les phases de repos (parfois très importantes).
Un autre fonctionnement … Une autre manière de vivre.
Aujourd’hui, je suis prête à entendre que j’avais un égo incommensurable :
– car je ne doutais aucunement de mes capacités à faire tout ce que je m’imposais (sans demander la moindre aide)
– car je me sentais telle une super woman prête à relever n’importe quel défi sans me questionner sur mes forces, sur les possibilités de mon corps à pouvoir toujours avancer
– car je pensais assez forte pour étouffer l’être à force d’agir
– car j’étais sûre de moi sur le fait que je saurai, sans faillir, passer outre mes émotions auxquelles j’imposais le silence
– car je n’avais pas compris que je dysfonctionnais et, que, pourtant, j’étais fière de mes vaines victoires

-> Concernant les signaux de mon corps

En réfléchissant aux sensations alimentaires, à la distinction entre l’envie de manger et la faim … tout plein de choses que j’ai approchées en suivant un coaching alimentaire qui s’appuie sur les conseils du docteur Zermati.
Aussi, je me suis lancée dans la relecture de tout ce que j’avais appris à ce sujet et j’ai conçu une carte mentale que je me permets de vous partager en espérant que ça puisse vous aider …

L’image contient peut-être : texte

-> Concernant mes incohérences alimentaires

1/ Ce que je me dis, ce que je fais en vérité
– Je ne fais pas ce qu’il faut pour mincir -> Je fais le défi des 100 jours, j’essaie de manger plus équilibré, je recommence à manger des plats faits maison (pas industriels) donc moins gras et moins sucrés, j’essaie d’écouter les signaux de mon corps
– Je ne fais pas de sport -> Je bouge dès que je le peux physiquement, je marche sans la canne quand mon corps le permet, je fais le ménage et je fais en sorte de quitter mon canapé
– Je succombe trop facilement à mes envies de manger -> Je fais le défi des 100 jours et me questionne de plus en plus sur la distinction entre la faim et l’envie de manger

2/ Ce que je dis mais que je ne fais pas
– Je dois faire du sport pour perdre du poids et pour que mon corps se porte mieux
– Je dois m’accepter telle que je suis et, pourtant, je me dévalorise trop souvent en mettant à mal mon corps
– Je dois me défaire des mauvaises habitudes, de la restriction alimentaire et, malgré ça, je continue de regarder ma balance en me reprochant le fait de ne pas mincir
– Je dois prendre soin de moi, me mettre en valeur en tant que Femme : je suis en pyjama, pas coiffée
– Je dois prendre soin de moi en renouant avec mon corps mais je ne prends aucun rendez-vous pour des soins du corps
– Je dois m’accepter telle que je suis mais je fuis mon image dans le miroir

3/ Ce que je fais pour m’isoler en lien avec la nourriture
– Entretenir mes kilos pour me protéger du regard masculin séducteur
– Entretenir mes kilos car j’ai envie d’être à nouveau enceinte et que je me le refuse pour des raisons médicales

4/ Ce qui ne convient pas à mon corps mais que je fais quand même
– Manger au petit déjeuner des gâteaux industriels : trop sucré, ça ne cale pas suffisamment et j’ai faim avant d’arriver au déjeuner
– Manger trop rapidement sans réellement mâcher mes aliments
– Ne pas assez bouger mon corps à cause des douleurs

=> Vivre en cohérence :
– Manger plus de produits bio (pour être en accord avec mes envies alimentaires)
– Reprendre le sport : yoga (pour le plaisir)
– Marcher régulièrement (pour le plaisir)

=> Me foutre la paix : être bienveillante vis-à-vis de moi sans pression et sans contrôle (lâcher prise)

-> Concernant ma relation à l’alimentation

Je suis tombée sur un passage qui me correspond :

Rassasier ce cœur qui a faim sans fin
Nous refoulons souvent les émotions qui nous encombrent sans nous en rendre compte. Nos mécanismes de défense font leur travail avec zèle. Se précipiter sur la nourriture de façon compulsive est généralement l’expression d’un mécanisme de défense, c’est une stratégie d’évitement (techniques utilisées par notre inconscient pour nous distraire de ce qui nous dérange : nos peurs, nos angoisses, nos besoins d’affection et approbation, nos colères …). Seulement, le seul moyen de ne pas bafouer notre enfant intérieur, c’est de lui faire de la place, d’écouter ses peurs, de ressentir pleinement la vérité de ses émotions, malgré la douleur ou l’inconfort qui leur sont inhérents.
Source : Les compulsions alimentaires par Sylvie Batlle

De fait, voici une chose que je devrais me répéter  (Source : 9 étapes pour oser le bonheur et son guide pratique de Sabine Cointe) :

L’image contient peut-être : texte

-> Concernant les rituels alimentaires

1/ Mes rituels alimentaires positifs :
– Manger à table, assise, pour les repas principaux (ça m’arrive de ne pas le faire pour les collations et de prendre celles-ci debout dans un coin de la cuisine ou sur le canapé devant la télévision)
– Manger la viande (ou le poisson) et les légumes en même temps : cela donne une image complète de mon repas ≠ mon conjoint mange d’abord la viande (ou le poisson) puis les légumes
– Faire du repas un moment convivial, d’échanges
– Préférer les repas faits maison, prendre du plaisir à cuisiner
– Tester de nouvelles recettes
– Avoir de la curiosité pour de nouveaux aliments, de nouvelles associations
– Manger au feeling, à l’envie et ne pas s’astreindre à un planning alimentaire
– Varier les plaisirs : aucun petit déjeuner fixe, je varie selon l’envie

2/ Mes rituels alimentaires négatifs :

  • Finir son assiette > en voie de résolution
  • Manger parce que c’est l’heure du repas > en voie de résolution
  • S’obliger à manger selon les concepts des nutritionnistes-diététiciens même si le rassasiement est arrivé (yaourts + fruit au dessert) > en voie de résolution
  • Ne pas prendre le temps de se poser véritablement, je mange trop vite sans mastiquer suffisamment > en voie de résolution
  • Ne pas se poser de questions quant à l’arrivée du rassasiement > en voie de résolution
  • Manger en quantité suffisante pour éviter la faim à venir, le grignotage et, donc, manger trop sans prendre en compte le rassasiement, les sensations alimentaires > en voie de résolution
  • Avoir des aliments tabous > en voie de résolution
  • Manger en quantité des aliments considérés comme « lights » pour se remplir le ventre > en voie de résolution

-> Comme souvent, je déplore une nette volonté de maîtriser, d’imposer un contrôle sur l’alimentation (en vue d’un amincissement) qui contraint mon corps … je n’écoute pas mes sensations alimentaires à force de restrictions diverses et variées.

-> Ce contrôle fait résonance avec celui que je m’impose pour tout et pour rien dans la vie en tant que personne hyper exigeante vis-à-vis d’elle-même => un contrôle pour éviter que les émotions prennent le dessus, j’étouffe et je m’étouffe : il est temps de lâcher prise, de laisser mon corps échanger avec moi et de prendre en compte les signaux qu’il m’envoie.
-> Je constate une envie de faire différemment et d’apporter à mon corps ce dont il a envie (je privilégie l’eau aux sodas sans sucre ajouté, besoin de frais) et de me diriger vers produits biologiques plus respectueux.

Clairement, faire ce défi me tient vraiment à coeur car ça me permet d’apprendre des choses sur moi mais aussi sur la façon dont je m’alimente. L’idée est véritablement de parvenir à reprendre contact avec mon corps (même douloureux) et avec mes sensations alimentaires que j’ai tendance à oublier trop rapidement dès lors que je me sens mal physiquement ou moralement.

Les défis « feel good » proposés par Lilou Macé sont un véritable coup de pouce qui déclenche une réflexion d’importance sur son comportement alimentaire tout en permettant de viser la meilleure version de nous-mêmes … c’est un cheminement intéressant que j’essaie de mener dans la bienveillance vis à vis de la personne que je suis sans m’imposer trop de reproches, en cherchant malgré tout à dépasser ma zone de confort. Aller de l’avant. 

En prime, je suis sur le groupe Facebook du défi et l’ambiance y est géniale, les échanges sont nettement constructifs donc ça aide à avancer jour après jour.

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