J’ai testé pour vous : Calme et attentif comme une grenouille d’Eline Snel

La méditation pour les enfants, de 5 à 12 ans, avec leurs parents.

51w6qfbd05l-_sx323_bo1204203200_

« La pleine conscience est cette aptitude de notre esprit à se tourner vers ce qui est là, ici et maintenant, à se rendre pleinement présent à chaque instant que nous vivons »

Christophe André, médecin psychiatre, auteur de la préface de l’ouvrage.

Du fait de ma pathologie, j’ai pris du temps pour moi et j’ai découvert la méditation. Aussi, je pense qu’il est intéressant de la proposer à mon bonhomme car ça me semble être un outil indispensable. En conséquence, je n’ai pas résisté à l’envie de lire, avec empressement, l’ouvrage Calme et attentif comme une grenouille (éditions Les Arènes) qui propose justement de faire découvrir la pleine conscience à l’enfant. L’idée est d’exercer l’enfant à « être attentif et consciemment présent », à s’arrêter. Cela participe clairement à l’intelligence émotionnelle qui me semble si importante à développer chez mon loulou.

Calme et attentif comme un grenouille s’articule autour d’un ouvrage qui présente des exercices et d’un CD de méditations (avec la jolie voix de Sara Giraudeau, fille de Bernard Giraudeau). L’idée est d’apprendre à se détendre à être attentif au moment présent, à surfer en quelque sorte.

« Vous ne pouvez pas contrôler la mer. Vous ne pouvez pas empêcher qu’il y ait des vagues, mais vous pouvez apprendre à surfer, à surfer sans voiles. »

Voilà l’idée … J’aimerais que mon fils devienne un surfeur 🙂

Eline Snel est une thérapeute qui a mis au point une méthode de méditation adaptée aux enfants. Elle a créé au Pays-Bas l’Académie pour l’enseignement de la pleine conscience.

En introduction, l’auteure nous démontre que la pleine conscience est un moyen de se détacher du flux incessant des pensées en arrêtant d’y prêter attention ou en y attachant moins d’importance. Elle propose un exercice qui permet de quitter la tête et ses ruminations pour faire descendre son attention jusqu’au ventre, là où l’on trouve le calme.

Eline Snel rend compte aussi de la difficulté d’être parent. Elle met en valeur trois qualités pour mener ce rôle au mieux :

  • L’acceptation  : les choses sont ce qu’elles sont, il est important de prendre conscience de ce qu’il se passe au moment présent
  • La présence : être ouvert, bienveillant et sans jugement immédiat, pour être en contact avec l’enfant
  • La compréhension pour être authentique dans les moments où l’on manque de présence et de patience

En tant que parent, on peut suivre les exercices avec son enfant.

L’important est de faire les exercices régulièrement : « C’est en forgeant qu’on devient forgeron » dit-on. L’auteure préconise de présenter ces derniers de façon légère (de manière ludique et avec humour), de les répéter (chaque tentative sera l’occasion d’une nouvelle expérience car chaque moment est différent), d’être patient, de valoriser l’enfant et, aussi, de lui demander d’expliciter son vécu.

Pour commencer ce magnifique voyage dans la méditation, il est bienvenu de se rendre compte que la respiration  permet, indéniablement, d’être plus conscient de son monde intérieur et du moment présent. Eline Snel propose l’exercice de la grenouille pour améliorer la concentration, réagir de façon moins impulsive et exercer une influence sur son monde intérieur.

Les 5 sens jouent également un rôle important dans l’apprentissage de l’attention. Notre esprit produit des idées à partir de nos sensations : de ce qu’on l’on voit, de ce que l’on entend, de ce que l’on touche … L’idée est d’apprendre à percevoir de façon « ouverte » sans jugement immédiat. Il s’agit de s’exercer à une observation attentive.

Ecouter son corps est aussi une manière de vivre la pleine conscience. Le corps réagit aux émotions (la tension, l’angoisse, la peur, la joie …) et renseigne sur l’expérience du moment présent. Prêter attention aux signaux du corps est important : on peut sentir la fatigue, l’énergie, le stress … Et, ensuite, on peut choisir ce que l’on fait de ce que l’on ressent.Cette attention permet aussi d’apprivoiser ses propres limites. Eline Snel donne un exercice, le « spaghetti », qui permet de détendre son corps, de distinguer le repos et l’agitation.

On peut également s’interroger sur sa météo personnelle, quel temps fait-il à l’intérieur de nous ? Cet exercice permet de reconnaître ses sentiments et à moins s’identifier à eux. « Je ne suis pas une averse, mais je constate qu’il pleut ». Rien ne reste parfaitement immobile. Les émotions sont des réactions à ce que l’on vit, ce que l’on pense, ce que l’on réalise. Apprendre à son enfant à reconnaître ses émotions, à les sentir et à les supporter est important. « Les émotions et les sentiments ne doivent pas être réprimés, transformés ni tout de suite exprimés ». Il importe de pouvoir les éprouver, d’y prêter attention. Un enfant peut s’apaiser quand il comprend que l’on peut accueillir une émotion. Il apprend à gérer sa météo personnelle.

Les sentiments et les pensées vont souvent de pair. Concernant les ruminations, il faut savoir que l’on ne peut pas arrêter l’apparition des idées mais on peut apprendre à ne plus écouter le flot de celles-ci. L’enfant peut alors diriger son attention dans le ventre où se trouvent la paix et le repos, là où il n’y pas d’idées. On peut construire avec l’enfant une boîte à ruminations dans laquelle on dispose les pensées et préoccupations qui minent celui-ci avant d’aller au lit et sur lesquelles on ferme le couvercle. Alors, l’enfant peut voir la boîte contenant ses pensées, celles qui ne se trouvent plus dans sa tête.

Eline Snel démontre aussi que les exercices de gentillesse aident l’enfant à prendre mesure du sentiment d’amour.

Et, pour finir, il est question de patience, confiance et lâcher prise. Nous nous heurtons à des situations auxquelles nous ne pouvons rien changer mais nous avons la possibilité de changer notre attitude à l’égard de celles-ci. On peut mettre en route notre « cinéma intérieur » en usant de façon consciente de la visualisation mentale ; les images peuvent nous aider même quand il est question de désirs irréalisables dans la mesure où le changement se produit inéluctablement.

Nous n’avons pas commencé à nous exercer mon fils et moi ; j’ai tenu à lire l’ouvrage avant. Je ne suis pas déçue. Ce livre m’a beaucoup apporté personnellement surtout au sujet de la reconnaissance des signaux du corps (merci la fibromyalgie !) et des émotions (merci aussi la fibromyalgie !). Le fait est que je m’aperçoit à quel point il aurait été utile pour moi, petite fille, de découvrir et d’apprivoiser la méditation, la pleine conscience. Je crois bien que ce parcours sera utile à la fois à mon fils et à moi. Je compte bien l’accompagner dans cet apprentissage. 

En outre, j’approuve la dimension d’éducation positive véhiculée par le livre.

Il est à savoir que des enseignants, même en maternelle, utilisent cette méthode de méditation à l’école pour calmer les enfants agités.

L’interview de Line, la « psy » du blog : une nouvelle rubrique au programme !

Je suis super contente aujourd’hui de vous faire part de mon nouveau projet pour le blog « Grandir avec lui et avec la fibromyalgie ».

J’ai contacté Line, psychologue clinicienne-psychothérapeute spécialisée en clinique psycho-pathologique et clinique de la famille, afin de lui soumettre une idée : répondre régulièrement à des interviews sur le blog pour aborder diverses thématiques familiales qui vous tiendraient à coeur.

Ouvrons une parenthèse psy … ok ?

3896-dessins-enfant-signification-famille_2

Lien vers le site professionnel de Line : ici

A savoir qu’elle propose des consultations à distance pour ceux et celles qui sont intéressés.

Line a eu la gentillesse d’accepter cette proposition et a pris le temps de se présenter à vous en répondant à quelques questions :

1- Qui êtes-vous Line ?

Bonjour, je suis une jeune psychologue de 25 ans, originaire de Franche-Comté.

2- Pourquoi vous êtes-vous orientée vers ce métier ?

Depuis toute petite, j’ai toujours aimé rester à la table « des grands » lors des repas pour écouter leurs histoires. Au détour d’une conversation, on m’a expliqué ce qu’était un psychologue. Donc après m’être sérieusement penchée sur les métiers de vétérinaire, coiffeuse et princesse, j’ai voulu être « docteur des soucis » à 7 ans. Et, l’envie d’exercer ce métier ne m’a plus lâchée !

3- En quoi consiste concrètement le métier de psychologue ?

Ce métier est vaste puisqu’il existe différentes psychologies: psychologie clinique, sociale, du développement, cognitive…Pour ma part, je suis une psychologue clinicienne. Ce qui veut dire que je suis la psy « classique » qu’on va rencontrer quand « ça ne va pas ». En termes plus techniques, on peut dire que la psychologie clinique est une science qui se focalise sur l’évaluation, la compréhension, l’explication et le traitement des troubles psychiques et/ou problèmes psychosomatiques (symptômes physiques) chez un patient. A travers l’histoire du patient et son discours, le professionnel va mener une étude approfondie de sa personnalité afin de mettre du sens sur son malaise, de poser des mots sur des maux et de le soulager de sa souffrance psychique. Le psychologue clinicien utilise deux méthodes de travail : l’entretien clinique (thérapie qui s’articule autour du discours, de l’histoire du patient) et l’examen psychologique qui permet d’évaluer une personnalité (tests projectifs comme le célèbre Rorschach et bilans psychologiques comme les tests de QI). Parallèlement à sa formation et à ses expériences professionnelles, le psychologue clinicien peut se former à divers outils comme l’hypnose, l’EMDR, la sophrologie,…

4- Pouvez-vous nous parler de votre parcours ?

Après un bac ES, je file directement en première année de psychologie à la faculté de Besançon. Après 3 années de Licence, j’entre en Master pour 2 ans et j’obtiens mon titre de psychologue clinicienne-psychothérapeute, spécialisée en clinique psychopathologique et clinique de la famille. Ma formation universitaire m’a permis d’effectuer de nombreux stages notamment au sein d’hôpitaux (service de pédiatrie, gérontologie, addictologie, soins palliatifs) et d’associations (Accueil des familles migrantes). J’ai donc eu la chance d’accompagner des enfants, des adolescents et des adultes dans leur démarche d’aller vers un « mieux être », quelle que soit la problématique rencontrée (trauma, maladie, deuil, problèmes familiaux, conjugaux, scolaires, professionnels, etc…). Actuellement, j’exerce dans une association qui lutte contre les violences faites aux femmes et en libéral. Je propose des consultations à domicile / en ligne et je me forme en hypnose thérapeutique à Paris.

Joli parcours ! En tous les cas, on note que tu es vraiment passionnée par ce que tu fais !

5- Que vous permet de faire la spécialité de votre master ?

Je suis spécialisée en psychopathologie, ce qui veut dire que je peux reconnaître et diagnostiquer des pathologies cliniques comme la dépression, les troubles bipolaires, borderline, etc… Et je suis également spécialisée en clinique de la famille, ce qui me permet de porter un regard particulier sur l’équilibre d’une famille, sur les liens qu’entretiennent les individus entre eux, le rôle et la place de chacun, mais aussi sur le transgénérationnel. Je m’intéresse donc à l’histoire familiale, à sa construction, à ses enjeux. Un individu se construit au contact de sa famille, il est alors nécessaire de le replacer dans sa lignée familiale pour le comprendre au mieux.

Très intéressant ! L’histoire familiale et transgénérationnelle est vraiment quelque chose qui m’interpelle car ça doit être réellement très riche !

6- Quelle est votre qualité ?

Sans originalité… l’écoute !

7- Quel est votre défaut ?

Je suis très mal à l’aise quand il faut prendre la parole devant un public.

… Rassure-toi, nos interviews se feront par écrit 🙂 …

8- Quel est votre plat préféré ?

Si le chocolat était un plat, je dirai le Lindt… Sinon j’adore les lasagnes végétariennes.

Nous sommes copines de chocolat alors … Non ! La gourmandise n’est pas un vilain défaut !

9- Quel est votre animal préféré ?

J’aime beaucoup la compagnie des chats et leur caractère si indépendant mais je reste fascinée par les requins, ils sont mystérieux.

10- Si on vous offre une semaine de vacances, où partez-vous ?

J’ai déjà eu l’occasion de partir en Australie, de parcourir plusieurs pays d’Amérique du Sud ou encore d’Asie et j’espère pouvoir un jour partir à la découverte de la Nouvelle Calédonie.

11- Quel est votre livre préféré ?

« Demain j’arrête » de Gilles Legardinier. C’est un livre que je peux lire et relire. Ce n’est pas de la grande littérature, mais il a le mérite de me faire rire même quand je suis d’humeur morose. Ce livre m’est thérapeutique !

Je pense que l’auteur est thérapeutique en lui-même. Il a une écriture tout en légèreté, j’aime beaucoup. Et, au final, la prof de français que je suis peut te répondre qu’il n’y a pas de grande littérature mais juste le plaisir de lire … 

12- Que faîtes-vous pour vous détendre ?

Je m’autorise un « apéro-bain ». Je me munis d’un bon bouquin, de quoi grignoter et je me glisse dans un bain bien chaud. Je n’oublie pas bien sûr, le masque à l’argile verte pour le côté glamour !

Excellent moment de détente !!! Je valide !

13- Quel est le dernier film que vous avez vu au cinéma ?

Je suis allée voir dernièrement Ascension : une bonne comédie qui m’a replongée dans mes souvenirs du Népal. J’y suis allée avec une amie il y 2-3 ans pour faire un trek dans la vallée de Katmandou.

Oh génial ce petit trek ! Je suis jalouse !!!

14- Quelle est votre couleur préférée ?

J’aime beaucoup le bleu. C’est mon côté classique !

Copines de chocolat et de la couleur bleue 🙂

16- Et si vous nous parliez de votre blog

Mon blog est encore tout jeune puisqu’il n’a encore que 8 articles, je suis une « baby-blogueuse ». C’est mon compagnon qui m’a proposé de faire un blog pour parler de mon activité et je me suis prise au jeu. Il m’a paru intéressant de lever le voile sur les mystères de la psychologie et d’apporter des réponses aux questions qu’on se pose tous. Je parle donc de « bons plans » pour consulter des psy gratuitement, d’astuces pour bien choisir son thérapeute. Je parle aussi de l’actualité de la psychologie, de mes lectures, et j’ai pour projet d’écrire sur les autres formes de thérapie. En effet, les psy n’ont pas ce monopole ! Il existe autant de patients que de thérapies alors il faut trouver celle qui nous conviendra ! On ne va pas rencontrer un psychanalyste si on n’aime pas parler de soi. Alors, plutôt que de ruminer ses problèmes seul, j’exposerai différentes solutions (Art-thérapie, musico-thérapie, etc…). Mon blog sert donc à répondre à des questions et à en créer d’autres !
Je tiens réellement à remercier Line qui s’est livrée en toute simplicité et en toute honnêteté à cette interview. C’est vraiment aimable à elle d’avoir pris quelques bonnes grosses minutes à se plier au jeu pour que nous puissions faire connaissance. 
Line est tout à fait d’accord pour intervenir régulièrement sur le blog pour aborder diverses thématiques (vous pouvez d’ores et déjà faire des propositions en commentaires !).
A bientôt Line …

Parler des émotions

emotions-enfant-toupie

En me promenant sur Internet, je suis tombée sur le site Toupie magazine et, plus particulièrement,  sur un dossier que j’ai trouvé très intéressant consacré à l’expression des émotions chez les enfants. Je trouve qu’il est déjà très difficile pour, nous, adultes, de mettre des mots sur ce que nous ressentons donc j’imagine aisément à quel point ça doit être compliqué pour les tout-petits. Il me semble donc important d’aider mon fils à exprimer son émotion au moment où il la vit en vue de développer son intelligence émotionnelle (ce qui se passe à l’intérieur de nous) et relationnelle (ce qui se passe entre les personnes).

Déjà l’an passé, à l’école, tout un travail avait été mené à ce sujet : la maîtresse avait expliqué qu’il existait plusieurs types d’émotion (la joie, la peur, la colère, la tristesse). Les enfants avaient analysé l’expression faciale de l’émotion. Mon fils adore encore, aujourd’hui, mimer la tristesse, la joie ou encore la peur. Ce travail avait été valorisé au travers de la réalisation d’activités artistiques, le fruit d’une exposition.

J’ai trouvé cet apprentissage très intéressant, très enrichissant et j’essaie de continuer sur cette voie en aidant mon fils à découvrir ses émotions, à les communiquer s’il le souhaite. Pour cela, il me faut aussi apprendre à verbaliser mes propres émotions et c’est un cheminement car, clairement, ce n’est pas si aisé que ça quand on n’y est pas accoutumé. En effet, j’apprends maintenant (merci la fibromyalgie) que « réprimer l’émotion » était synonyme à « gérer l’émotion ». De fait, j’accompagne mon fils sur un autre chemin.

Qu’est-ce que l’émotion ?

L’émotion est une réaction physiologique, réaction instinctive du corps. Elle nous sert de système d’alerte et de défense contre certains détonateurs : besoin de sécurité, besoin de stimulation, besoin d’affection, besoin d’estime, besoin d’autonomie, besoin de sens, besoin de reconnaissance, besoin de cohérence.

  • La peur sert à alerter contre une menace
  • La tristesse permet de se diriger vers l’acceptation de ce qui ne peut pas changer
  • La joie sert à partager avec les autres
  • La colère permet de mobiliser l’énergie pour faire changer les choses

Une émotion se déroule en 3 temps :

  1. Charge
  2. Tension
  3. Décharge

Il n’y a pas de bonnes ou de mauvaises émotions. Elles sont toutes nécessaires à l’enfant pour manifester ses besoins vitaux.

Je gère les émotions de mon enfant, Marie-Claire Penat, Solar Editions

Ressources

  • Isabelle Filliozat, psychothérapeute et spécialiste de la parentalité positive, et Virginie Limousin, thérapeute pour enfants et famille mais aussi psychopraticienne coach parental) ont conçu un cahier avec plus de 100 pages d’activités qui permettent aux enfants d’apprivoiser leurs émotions. Je pense que ça peut être un outil très riche. Je pense bien mettre cet ouvrage sur ma wish list !!!

les-cahiers-filliozat-mes-emotions

  • Je trouve aussi le film Vice Versa très sympa dans ce contexte ; je le conseille vraiment.

571071

  • Cartes d’émotion, outil de communoutils : ICI
  • Une roue des émotions : ICI
  • Fabriquer Monsieur Emotions : ICI

 

Quoi faire dans la pratique ?

Souvent j’essaie de mettre des mots sur les émotions que mon fils peut ressentir : « Je vois que tu es en colère » et lui laisse la place de s’exprimer en accueillant ce qu’il a à me dire, j’opte alors pour une écoute empathique. Si besoin, je l’encourage à pleurer tout en le serrant très fort contre moi avec tendresse et Amour. Parfois, il se débat pour commencer mais, très vite, il accepte ce câlin. C’est important de libérer un peu les choses.Donc, si je résume : j’instaure un encouragement verbal, un contact visuel, un contact physique et une écoute sans limite pour aider mon fils à exprimer au mieux l’émotion qu’il ressent dans l’ici et maintenant. 

Ce n’est pas chose facile. Je n’aime pas voir mon fils souffrir et la première de mes réactions pourrait être « oh, sèche tes larmes, ça va passer mon chéri » (mon chéri, justement, a beaucoup de mal à voir son enfant pleurer … peut être se sent-il atteint dans son rôle de père protecteur ?).

2017-01-10_10h36_21.png

 

Des choses que l’on peut dire à l’enfant pour accompagner ses émotions :

  • « Comment te sens-tu aujourd’hui ? »
  • « Qu’est-ce qui t’a rendu heureux aujourd’hui ? »
  • « Je vois que tu as mal, tu as le droit de pleurer »
  • « Je vois que tu es en colère parce que tu n’arrives pas à faire ce que tu veux. Respire un bon coup et recommence, tu vas réussir et, si tu veux, je t’aide »
  • « Tu as le droit de ne pas vouloir te coucher maintenant et préférer continuer à jouer, je peux le comprendre » à dire à l’enfant tout en le couchant . L’enfant n’a pas toujours besoin que ses envies soient satisfaites mais il est important que son émotion soit entendue et reconnue.

On peut aussi accompagner l’émotion par le rire en instaurant des jeux sympboliques ou des jeux qui provoquent le rire justement.

Tu lis quoi ? # 16 – « C’est moi qui décide ! » ou « Je fais comme je veux »

Petit Chaton traverse une passe bien difficile … je me heurte à un petitou prêt à tout pour montrer à quel point il est colère quand on ose, son Papa ou moi, le contrarier. Nous avons droit à un loulou boudeur dans le meilleur des cas mais, trop souvent, c’est moins « calme » et il nous offre tout un concert de décibels hautement sonores. Petit Chaton n’est pas avare de pleurs, de cris et de tapages de pieds au sol. On comprend grandement qu’il est très fâché. Je crois bien que nous avons un petitou qui est enclin à nous faire comprendre qu’il a besoin d’indépendance, d’être autonome et de s’affirmer. Somme toute des envies normales. Le « C’est moi qui décide ! » ou « Je fais comme je veux » sont bien des expressions de mon loulou. Copie conforme.

Entre mon chéri qui râle après le loulou parce qu’en tant que Papa il souhaite voir son fils lui « obéir » et mon loupiot qui pleure et chouine à longueur de temps pour s’affirmer … je peux vous assurer que c’est très reposant à la maison ces derniers temps !

Du coup, je me suis dit qu’il serait bienvenu de bouquiner un petit peu pour sortir de cette ambiance, de ces rapports de force et je suis tombée sur le livre C’est moi qui décide ! – ou comment sortir des rapports de force avec les enfants de 2 à 10 ans de Jan Faull, conseillère en pédagogie parentale assez réputée, ouvrage des éditions JC Lattès. A savoir que j’avais toute confiance dans ce bouquin pour la simple et bonne raison qu’Isabelle Filliozat est la directrice de la collection Parent + à laquelle il appartient. Vous pouvez faire un saut ici justement pour voir de quoi est constitué cette collection

.

Je vous laisse ici la table des matières :

  • Le conflit d’autorité tant redouté
  • Pourquoi l’enfant a besoin de pouvoir et de contrôle
  • Choix et décisions appropriés pour des enfants
  • Parfois, il nous faudra tenir bon
  • Choix, négociations et compromis
  • Lâcher prise
  • Choisir l’une des trois options
  • Les conflits de pouvoir que nous perdrons toujours
  • Notre part dans les conflits de pouvoir
  • Puiser dans notre vrai pouvoir
  • Reconstruire des relations détériorées

Donc, à très bientôt pour mon compte-rendu de lecture, ok ?

Un peu plus d’un mois après la rentrée, rentrée accompagnée de Stikets (concours inside)

Le 01 septembre 2015, mon Chaton rentrait à l’école pour la première fois. Nous l’avons bien préparé à cette étape en en discutant régulièrement ensemble sans pour autant lui mettre la pression. Il faut dire qu’en fin d’année scolaire dernière, notre fils a eu l’opportunité de se rendre dans la classe des petites sections sur un temps d’accueil. Il a rencontré la maîtresse et a vu les élèves qui avaient fréquenté la classe toute l’année. Il a vraiment apprécié ce moment.

Ce jour-là, j’ai vu la directrice. Cette rencontre m’a rassurée au sujet de la propreté. En effet, l’enseignante m’a dit qu’il  n’était pas « grave » que mon fils ne soit pas totalement propre pour la rentrée car, clairement, au contact des autres enfants, l’apprentissage allait inévitablement se faire et, en plus, en très peu de temps. Elle parlait de grosso modo une semaine. Et, oui, elle avait parfaitement raison. Il est à noter que mon fiston a eu une vilaine gastro avant d’entrer à l’école et que, par voie de conséquence, l’apprentissage de la propreté a été réellement freiné : nous avons été obligés de lui remettre des couches pour limiter les dégâts. Pour autant, il avait tout de même bien acquis la propreté lorsqu’il s’agissait de faire pipi mais seulement dans ses toilettes à la maison. En dehors, impossible. M’enfin, tout ça pour dire que, finalement, nous avons bien discuté avec petit Chaton de la rentrée mais que, pour autant, nous n’avons jamais cherché à lui mettre la pression lui faisant totalement confiance quant à son rythme d’apprentissage (même pour la propreté).

Pour en revenir à nos moutons, j’appréhendais vraiment ce moment fatidique. Ca me rendait malade. Non pas parce que j’avais peur pour mon loulou … non, là, honnêtement, aucune appréhension. Le plus dur était, pour moi, de me dire que mon fils prenait son envol et qu’il allait quitter le cocon pour l’école. Pourtant, mon fils était chez Nounou et la séparation avait été faite … mais ce n’est pas pareil.

Il était bien prêt à l’école. Motivé.

Seulement, au moment où il a vu les autres enfants poussaient des hurlements et se jeter à terre de façon hystérique en appelant « Papa » ou « Maman », mon petit bonhomme s’est décomposé et des larmes de crocodile ont roulé sur ses joues. Très peu courageuse, j’ai laissé mon chéri gérer la chose et suis sortie de la classe de peur de craquer devant mon bébé d’Amour. Quelques minutes plus tard, la maîtresse demandait à mon chéri de quitter la classe pour les laisser, elle et l’ATSEM, prendre les choses en main.

Une des consignes de la maîtresse pour cette fameuse rentrée a été de marquer les vêtements de notre fils. Pour ce faire, nous avons utilisé la marque Stikets, vous connaissez ? Stikets est le spécialiste d’étiquettes thermocollantes pour vêtements, d’étiquettes personnalisées.

Logo Stikets spécialiste étiquettes personnalisées

Pour la petite histoire, Stikets est la création de deux mamans exaspérées de voir leurs loupiots égarer leurs affaires.  Ca, je peux clairement le comprendre pour avoir été animatrice en centre de loisirs et assistante scolaire en collège : vlà le nombre incalculable de vêtements trouvés qu’on entassait dans des cartons. Du coup, Stikets fabrique des étiquettes pour tout marquer : linge, objets, accessoires avec des étiquettes thermocollantes et des étiquettes autocollantes.

Etiquettes-vetements-OG-FR-StiketsEtiquettes-autocollantes-fournitures-scolaires-OG-FR-Stikets

En outre, ce que je trouve franchement bien pensé est le fait de pouvoir trouver aussi des étiquettes pour chaussures (super mimi tout plein en forme de pied) ou encore des étiquettes de bagages (trop top pour le cartable du loupiot !)

+�tiquettes de bagages-Stikets +�tiquettes pour chaussures-Stikets

Les étiquettes sont personnalisables à volonté : nom, prénom, téléphone ou tout autre type de message. On peut aussi choisir une couleur unique ou un panaché de coloris, de polices à la commande sans compter l’utilisation des icônes.

A savoir aussi que la livraison est gratuite dans toute la France métropolitaine.

Bref, un conseil : rendez-vous sur http://www.stikets.fr

Perso, mon petit coup de coeur s’est porté sur le Basic Pack Stikets qui compte quand même un assortiment impressionnant de 140 étiquettes personnalisables et qui couvrent les besoins de toute une année scolaire ! Clairement, pas déçue. J’ai adoré personnaliser les petites étiquettes qui allaient accompagner mon fils durant cette première année scolaire. Maintenant, aucune excuse, on oublie le marqueur qui pue et qui bave au moment de marquer les vêtements et hop on se jette sur les étiquettes thermocollantes ou autocollantes personnalisables. C’est tout de même bien plus sympa.

Ne vous ai-je pas fait envie avec tout ça ???

Jeu concours Stikets Fr

Je vous propose un petit concours … oui, je suis gentille et mon partenaire encore plus puisque vous pouvez gagner un Basic Pack Stikets d’une valuer de 24.95€. Pour participer, rien de plus simple : visiter la boutique Stikets  et indiquer le produite que vous préférez dans le catalogue de mon partenaire. Le gagnant sera désigné par un tirage au sort. Le concours est réservé aux internautes résidant en France métropolitaine et sera ouvert jusqu’au 20 octobre 2015 à minuit.

Et, comme je suis trèèès gentille, vous avez des chances supplémentaires de gagner : vous pouvez

Bonne chance à tous et à toutes !!!

Moi tout seul … vers l’autonomie pas à pas

Juste une petite prise de notes à partir de l’émission Maternelles du 22 juin 2013, émission à laquelle participait Isabelle Filliozat.


Autonomie = « je me dirige par mes propres lois »

Comment on fait pour aider nos enfants à grandir ?

En réalité, si on se nourrit suffisamment de moments de câlins et de moments de jeux, on peut conduire vers l’autonomie tout en continuant à se sentir utile.

Les premières revendications d’autonomie se manifestent par exemple quand l’enfant appelle la maman au moment de la faim, quand l’enfant veut se retourner seul, quand l’enfant crapahute … quand un enfant acquiert une capacité, il veut être autonome (il commence à savoir marcher, il veut marcher).

Souvent, en tant que parents, on est un peu trop sur-protecteur (quelque part, c’est un peu notre rôle de parent de voir le danger, de protéger l’enfant en assurant la protection de ce dernier) mais, parfois, en voulant être utile et en voulant protéger, on oublie d’aider l’enfant à développer son auto-protection.

Il est bon d’accompagner l’enfant mais il faut éviter clairement les « attention », « tu vas te faire mal » ou d’aider un peu trop le petitout … pour laisser l’enfant développer son indépendance.

En tant que parent, il faut garder à l’idée qu’être à côté tout en étant une personne de référence est tout à fait envisageable. Cela permet de favoriser l’autonomie de l’enfant.

La notion de responsabilité : développer l’autonomie va obligatoirement développer la responsabilité par voie de conséquence.

Les limites à l’autonomie ?

Il faut savoir évaluer si l’enfant est prêt à franchir une étape : observer, être vigilant, savoir décomposer ce que l’enfant demande en compétences ainsi on anticipe les risques possibles pour aider (si nécessaire) l’enfant à bien y répondre.

Pour aider :

  • On montre

  • On fait avec

Plutôt que de dire « oui » ou « non » à une demande d’autonomie, on va plutôt dire « oui » au besoin mais pas forcément à ce que l’enfant demande comme solution.

Exemple :

L’enfant veut aller à l’école tout seul. J’entends que tu veux grandir et faire seul, tu peux aller en vélo avec un copain à tel endroit.

Remarque : certaines mamans ne sont pas super-protectrices mais s’adaptent au gros besoin de l’enfant d’être rassuré.

Livres à lire sur le sujet :

L’autonomie, mode d’emploi d’ Etty Buzyn

Responsabiliser son enfant de Martin Duclos et Germain Duclos, collection du CHU Sainte-Justine pour les parents.