Un flan sucré aux courgettes

Une des activités que j’aime faire en compagnie de mon fils est la cuisine, souvent sucrée. Lui et moi sommes de vrais petits gourmands. En même temps, pour être honnête, je suis intimement convaincue que manger des gâteaux faits maison est bien meilleur pour lui que de se gaver de vilaines douceurs industrielles. Vous en pensez quoi, vous ?

Tout ça pour dire que, très dernièrement, mon loulou et moi nous sommes employés à mettre nos talents au service de la confection d’un flan sucré aux courgettes, lequel était très sympa en goût et en texture. Du coup, je me permets de vous partager cette recette d’autant que je dois me faire pardonner auprès d’Isabelle (je dois rédiger depuis un bon petit moment un article à son sujet et le temps passe … trop vite).

Je me suis appuyée sur la recette de chez Vanda tout en modifiant certaines petites choses.

  • 1.5 kg de courgettes
  • 4 oeufs
  • 100 g de fromage blanc
  • 4 CS d’édulcorant
  • 40 g de maïzena
  • 1 CS d’arôme de vanille
  • 1 pincée de sel

Peler les courgettes. Les couper grossièrement et les mettre à cuire à la vapeur durant 20 minutes. Les laisser égoutter dans une passoire assez longtemps (personnellement, j’ai laissé tout un après-midi) pour permettre aux courgettes de dégorger. Puis, les mixer de manière à obtenir une purée homogène.

Mettre le four en route à 200°C.

Dans un saladier, mélanger tous les ingrédients.

Mettre dans un moule (je choisis un moule silicone de chez Guy Demarle), enfourner durant 50 minutes.

L’image contient peut-être : dessert, nourriture et intérieur

Il devient pudique : « ne me regarde pas quand je suis tout nu »

Une étape de plus …

51dmoq3xshl-_sx378_bo1204203200_

Depuis deux ou trois jours maintenant mon fils refuse que son père ou moi le regardions quand il est tout nu : quand il s’habille, quand il va aux toilettes … Il est l’heure de la pudeur pour mon petit bonhomme et, clairement, on se doit, nous, parents, de la respecter.

Effectivement, entre 4 et 5 ans, au moment de la conscience de soi liée à l’acquisition de la propreté et à l’apprentissage de la socialisation à l’école maternelle, la pudeur commence à se manifester chez l’enfant. C’est un moment décisif dans son développement. Il s’agit d’une étape clef de la construction identitaire de l’enfant.

En acceptant que mon loulou se lave seul, je lui signifie que son corps lui appartient et je l’aide à appréhender la notion d’intimité. Aussi, je respecte son choix quand il demande à ce que je ferme la porte quand il est aux toilettes . Mon fils a besoin que je respecte son corps comme étant « sa » propriété et que je n’envahisse pas son espace intime. De fait, je ne me moque pas des limites qu’il m’impose et qui sont légitimes.

« Tu as entièrement raison, ton corps t’appartient. Tu as parfaitement le droit de décider à qui tu veux le montrer. »

A la pudeur du petit bonhomme doit répondre la mienne (enfin, la nôtre). Il me semble normal aussi, dès lors qu’il demande à ce qu’on respecte sa pudeur, d’arrêter de me laisser voir par lui nue ou en mode déshabillé. Il m’arrive de temps en temps de passer de la salle de bains à ma chambre en petite tenue, il va me falloir changer mes habitudes. En effet, je vais m’astreindre à modifier mon comportement de manière à ce que mon fils puisse constater que je m’engage à respecter sa pudeur naissante. Cela fait déjà un petit moment que je me refuse à prendre le bain avec mon loupiot pour éviter que ce moment de toilette ne prenne un aspect érotisé.

En même temps, je me dis aussi que c’est une manière de « protéger » mon fils des abus sexuels que d’entendre son besoin de pudeur. Un enfant assuré qu’il a le droit de refuser de montrer certaines parties de son corps sera moins vulnérable à des propositions douteuses et saura “dire non”. Apprendre la pudeur, c’est apprendre à respecter son corps et celui de l’autre.

Conseil de Marcel Rufo :

Ressources : Près d’1 enfant sur 5 est victime de violence sexuelle donc autant faire ce qu’il faut pour ne pas que cela se produise impunément !

Dans la mesure où mon fils commence à découvrir l’intimité du fait de sa pudeur naissante, l’idée est de lui apprendre la règle « on ne touche pas ici »

Brochure « on ne touche pas ici » proposée par le Conseil de l’Europe

-> J’en parlerai dans un autre article 🙂

Il mange ses crottes de nez … et c’est bien !

cover-r4x3w1000-57df9a6fd38df-curer-le-nez

Comme nombre d’enfants en bas âge, mon loulou mange son mucus nasal. Et, contre toute attente, j’apprends que c’est bon pour la santé : ça booste le système immunitaire  et protège contre d’éventuelles infections selon Scott Napper, chercheur dans une université canadienne.

En prime, en rédigeant cet article, j’ai appris que nous avalions près d’un litre de morve dans la journée sans même nous en rendre compte. Celle-ci est transportée par de petits cils à l’intérieur du nez vers la gorge pour être avalée.

Je doute cependant que mon petit bonhomme se soucie de sa santé au moment de se délecter avec plaisir de ses crottes de nez sans discrétion aucune, bien entendu. Son père et moi n’arrêtons pas de lui dire d’arrêter : « enlève les doigts de ton nez ! », dégoûtés que nous sommes de le voir se curer le nez à longueur de temps. Vous saviez vous que cette fâcheuse habitude porte un nom ? Il s’agit de la rhinotillexomanie. Celle-ci est certainement stimulée par le plaisir de nettoyer .

Mais plus on lui dit d’arrêter, plus il a plaisir à le faire puisqu’il brave un « interdit », non ? Après tout, manger ses crottes de nez ne semble pas sa santé en péril, bien au contraire ! Ceci étant, on peut expliquer à l’enfant qu’il s’agit d’un savoir-vivre et qu’il est bon de ne pas le faire en public. On peut aussi féliciter l’enfant quand il a cessé de le faire depuis quelques jours … ça vaut le coup de mettre l’accent sur les réussites plutôt que sur les manquements.

A voir aussi si le fait de manger ses crottes de nez n’est pas comme se ronger les ongles, un geste « auto-apaisant » mais ça signifie qu’il est nécessaire d’en discuter avec l’enfant … Qu’est-ce que ça lui apporter de le faire ? Pourquoi aime-t-il le faire ?

A lire : Crotte de nez, Alan Mets

9782211061902fs

Un petit cochon qui ne se lave pas tous les jours, qui mange ses crottes de nez … un petit cochon tout crado aimerait séduire Julie, une petite moutonne

Pipi, caca, prout, fesses … et autres joyeusetés

Nous y sommes … dans la période scato du « pipi, prout, caca » et autres joyeusetés. Il semblerait que ça soit un passage obligé, le moment exaltant pour l’enfant qui sent qu’il a passé une étape fondamentale en termes d’autonomie mais assez préoccupante car il a l’impression qu’on s’occupe moins de lui (on ne change plus ses couches). C’est l’explication de la pédiatre Mme Dolto Catherine en tous les cas. Elle préconise de mener une discussion avec l’enfant, laquelle explique qu’on est fier de l’évolution de celui-ci et que tout le temps passé à s’occuper du pipi et du caca qu’on trouvait dans les couches peut être mis à profit pour des choses bien plus sympathiques maintenant qu’il est « propre ». Les psychologues insistent, en effet, sur le fait que l’humour scatologique provient de l’angoisse d’apprendre la propreté. S’ajoutent les inquiétudes liées à la sexualité (la différence entre les filles et les garçons) et, alors, le champ humoristique s’élargit avec tout ce qui touche au sexe : « zizi » devient un mot super risible !

Je pense qu’il est de bon ton aussi d’expliquer à l’enfant ce qu’est le « caca ». Pour commencer, on peut rappeler que tout le monde fait caca (les dames, les messieurs, les animaux et même les super-héros !!!) et que c’est naturel. On peut aussi utiliser une petite comparaison. On demande à l’enfant ce qu’il fait du papier du bonbon qu’il a plaisir à manger. Bien entendu, là, il nous répondra qu’il met l’emballage à la poubelle. Notre corps fait la même chose à dire vrai puisqu’il garde tout ce dont il a besoin comme nourriture et met le reste à la poubelle. Le caca qui se trouve dans notre ventre, c’est la poubelle du corps. Comme toutes les poubelles, il faut la sortir. On sort le caca de notre corps pour le déposer dans la cuvette des toilettes et, les éboueurs, eux, mettent les poubelles dans le camion-benne.

Source : Le dico des parents, Natacha Guilbert et Dr Alain Benoit

=> Petite vidéo qui explique d’où vient le caca et où il part : ICI

Plusieurs avis convergent sur le fait qu’il ne sert à rien de punir (ça ne ferait que cristalliser cette période chez l’enfant). Il est important de laisser l’enfant le dire et vivre ces étapes d’évolution normales pour favoriser son développement global. La vie est faite d’expériences.

A lire : Caca boudin de Stéphanie Blake, Ecole des Loisirs

000327043

Il était une fois un petit lapin blanc, Simon, qui ne savait dire qu’une chose : « Caca boudin »

Ce livre permet d’aborder les gros mots sans tabou et les enfants s’amusent à répéter à l’envie leur expression préférée du moment.

Une crise d’opposition bien classique mais le loup mange le petit lapin ! Et on l’entend encore « CACA BOUDIN ». Heureusement papa lapin médecin sauve son petit lapin qui devient poli ! Mais pas pour longtemps car il a trouvé un autre mot… Des illustrations pleine page, simples, expressives et très colorées

 

A lire : De la petite taupe qui voulait savoir qui lui avait fait sur la tête de Werner Holzwarth / Wolf Erlbruch

de-la-petite-taupe-qui-voulait-savoir-qui-lui-avait-fait-sur-la-tete

En sortant de chez elle, la petite taupe reçoit sur la tête, une énorme crotte non identifiée. Sploutch ! Pour trouver le responsable, elle mène l’enquête auprès des animaux qu’elle rencontre. Splatshsh ! Fait le pâté laiteux du pigeon… Pouf, pouf, le crottin du cheval… Ratatata, les petits haricots ronds du lapin… Jusqu’à ce qu’elle retrouve Jean-Henri, le chien du boucher ! Et cling ! La petite taupe se venge en déposant son (minuscule) forfait sur sa tête !

A lire : Caca prout de Catherine Dolto

product_9782070576739_244x0

Le caca, c’est naturel, c’est ce qui reste une fois que la nourriture est passée dans notre ventre. Pour vivre, tous les humains et tous les animaux font des cacas et des prouts. Tout le monde le sait mais on dit que c’est poli de ne pas trop en parler.

 

 

 

1, 2, 3 Piwi : Yoga pour enfants

Delphine Bourdet, sophrologue et professeur de Yoga et de méditation à Paris, prouve que les enfants peuvent aussi se faire plaisir en adoptant des postures apaisantes ou dynamisantes depuis septembre 2016. Seulement, je ne suis tombée sur cette jolie émission que très dernièrement. Mon fils a adoré de suite. Il faut dire qu’il sait pertinemment que je fais de temps à autres du yoga alors ça le tentait de faire « comme maman » tout en s’amusant avec des postures faciles à reproduire pour les bouts de choux d’autant qu’elles sont enseignées de façon ludique. En effet, Delphine Bourdet essaie de contextualiser les postures en racontant une histoire pour favoriser l’imaginaire des enfants.

9740641-15710718

Il y a 30 émissions d’environ 6 minutes chacune. Celles-ci se destinent aux tout-petits, dès l’âge de 2-3 ans, mais aussi aux plus grands. La séance de yoga s’organise autour d’une petite chorégraphie en musique qui permet au corps de se réveiller, de la découverte d’une posture de yoga pour se terminer sur un temps calme (moment de relaxation, technique de respiration …).

Clairement, je trouve cette initiative super sympa pour les enfants. Et, je compte bien proposer autant que possible ce programme à mon fils ; il apprécie vraiment beaucoup ce petit moment.

Mercredi, jour des enfants – activité de mon fils pour Pâques

FullSizeRender.jpg   IMG_1172.JPG

La marraine de mon loulou est venue lundi soir pour lui apporter des chocolats ; les cloches sont passées chez elle aussi … et, chez vous ?!

Du coup, pour la remercier de cette jolie attention, j’ai mis mon fils de 3 ans 1/2 au travail en l’accompagnant pour réaliser une activité manuelle autour du thème de Pâques. Rien de compliqué afin qu’il puisse faire un maximum de tâches seul, comme un grand. On a réalisé une espèce de grande carte cartonnée de format A4 pour fêter de joyeuses Pâques à sa marraine, carte jaune poussin dans laquelle nous avons intégré un oeuf que mon enfant a décoré avec des gommettes en se servant du pochoir que nous avons réalisé en première de couverture. Et, sur le devant, on mis un peu de peinture en bas de la carte pour faire office d’herbe avant de coller quelques autres gommettes en mousse en forme de fleurs. Quant à l’intitulé, je l’ai écrit au crayon papier avant que mon fils ne le repasse au feutre.

Il était très fier de sa réalisation et moi aussi ! Il a pris beaucoup de plaisir à la réaliser d’autant qu’elle était accessible en termes de compétences. Il a fait un maximum de tâches en autonomie après avoir écouté nos consignes.

Le soir venu, il a offert son présent homemade à sa marraine tout content.

Elle a apprécié ce cadeau à sa juste valeur sentimentale. 🙂

 

Tu lis quoi ? # 16 – « C’est moi qui décide ! » ou « Je fais comme je veux »

Petit Chaton traverse une passe bien difficile … je me heurte à un petitou prêt à tout pour montrer à quel point il est colère quand on ose, son Papa ou moi, le contrarier. Nous avons droit à un loulou boudeur dans le meilleur des cas mais, trop souvent, c’est moins « calme » et il nous offre tout un concert de décibels hautement sonores. Petit Chaton n’est pas avare de pleurs, de cris et de tapages de pieds au sol. On comprend grandement qu’il est très fâché. Je crois bien que nous avons un petitou qui est enclin à nous faire comprendre qu’il a besoin d’indépendance, d’être autonome et de s’affirmer. Somme toute des envies normales. Le « C’est moi qui décide ! » ou « Je fais comme je veux » sont bien des expressions de mon loulou. Copie conforme.

Entre mon chéri qui râle après le loulou parce qu’en tant que Papa il souhaite voir son fils lui « obéir » et mon loupiot qui pleure et chouine à longueur de temps pour s’affirmer … je peux vous assurer que c’est très reposant à la maison ces derniers temps !

Du coup, je me suis dit qu’il serait bienvenu de bouquiner un petit peu pour sortir de cette ambiance, de ces rapports de force et je suis tombée sur le livre C’est moi qui décide ! – ou comment sortir des rapports de force avec les enfants de 2 à 10 ans de Jan Faull, conseillère en pédagogie parentale assez réputée, ouvrage des éditions JC Lattès. A savoir que j’avais toute confiance dans ce bouquin pour la simple et bonne raison qu’Isabelle Filliozat est la directrice de la collection Parent + à laquelle il appartient. Vous pouvez faire un saut ici justement pour voir de quoi est constitué cette collection

.

Je vous laisse ici la table des matières :

  • Le conflit d’autorité tant redouté
  • Pourquoi l’enfant a besoin de pouvoir et de contrôle
  • Choix et décisions appropriés pour des enfants
  • Parfois, il nous faudra tenir bon
  • Choix, négociations et compromis
  • Lâcher prise
  • Choisir l’une des trois options
  • Les conflits de pouvoir que nous perdrons toujours
  • Notre part dans les conflits de pouvoir
  • Puiser dans notre vrai pouvoir
  • Reconstruire des relations détériorées

Donc, à très bientôt pour mon compte-rendu de lecture, ok ?